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Mur & clôture · Quint-Fonsegrives

Mur de clôture en parpaing avec chaînage à Quint-Fonsegrives

À Quint-Fonsegrives, montage d'un mur de clôture en parpaing sur fondation filante, avec chaînage vertical et horizontal. Terrain en légère pente : les niveaux ont été réajustés à chaque rang pour une arase horizontale, avec réservation pour le futur portail.

Mur de clôture en parpaing avec chaînage — Élévation et réservation du portail, Quint-Fonsegrives Élévation et réservation du portail

Quelle était la demande ?

Délimiter la propriété par une clôture maçonnée, pleine et durable, plutôt qu'en panneaux : un vrai mur en parpaing apporte de l'intimité, coupe le vis-à-vis et une partie du bruit, et vieillit bien mieux dans le temps. La demande intégrait dès le départ une réservation pour un portail — à positionner et à dimensionner avant même de couler les fondations, car on ne perce pas un mur fini pour y loger un portail après coup.

Quelles étaient les contraintes ?

Le terrain présentait une légère pente. Un mur monté sans correction suivrait le dénivelé ou verrait son chaînage mal aligné, et l'arase partirait de travers sur toute la longueur. L'enjeu était donc de rattraper cette pente proprement, sans que cela se voie sur le résultat fini, tout en gardant un ouvrage parfaitement d'aplomb.

Comment a-t-on tenu une arase horizontale sur un terrain en pente ?

En reprenant les niveaux à chaque rang plutôt qu'en laissant le mur épouser la pente. Sur une dénivelée marquée, la fondation filante elle-même se coule en redans — par paliers successifs — pour que chaque tronçon repose d'aplomb sur sa base. C'est la condition pour que le chaînage horizontal de tête, qui ceinture le mur, travaille correctement d'un bout à l'autre : il ne remplit son rôle que si l'ensemble est de niveau.

Comment avons-nous procédé ?

Fondation filante coulée en premier, pour asseoir le mur sur une base continue et hors gel. Élévation en parpaing ensuite, avec chaînages verticaux aux points clés et chaînage horizontal en tête de mur, coffré et ferraillé. La réservation du portail a été ménagée pendant l'élévation, aux bonnes cotes. Les niveaux sont contrôlés et repris rang après rang en raison de la pente, puis le chaînage de tête est coulé une fois le mur monté à hauteur.

Pourquoi un chaînage vertical ET horizontal ?

Un mur de clôture encaisse le vent, d'éventuelles poussées et les variations de température sur toute sa longueur. Le chaînage horizontal, en tête, ceinture le mur et répartit ces efforts ; les chaînages verticaux — aux angles, de part et d'autre de la réservation de portail et à intervalles réguliers — l'ancrent et préviennent la fissuration. C'est ce ferraillage noyé dans le béton qui transforme un empilement de parpaings en un ouvrage solidaire, qui ne se fissure pas au premier coup de vent ou de gel.

Fallait-il une déclaration préalable ?

Oui le plus souvent. L'édification d'une clôture est soumise à déclaration préalable dès lors que la commune l'a instituée — ce qui est le cas sur une grande partie de l'agglomération toulousaine — et le PLU fixe la hauteur comme l'aspect admis. On le vérifie en mairie avant de couler les fondations, pour éviter d'avoir à reprendre l'ouvrage.

Combien de temps a duré le chantier ?

Quelques jours ouvrés. Mais on ne monte pas un mur maçonné d'une seule traite : la fondation filante, puis les chaînages, doivent prendre avant qu'on poursuive. C'est le béton qui impose le rythme, pas l'inverse — et c'est précisément ce temps de séchage respecté qui garantit un mur qui ne bouge pas dans les années qui suivent.

Mur de clôture en parpaing avec chaînage — Chaînage en tête de mur, coffré et ferraillé, Quint-Fonsegrives
Chaînage en tête de mur, coffré et ferraillé
Mur de clôture en parpaing avec chaînage — Coffrage du chaînage sur un autre chantier, notre véhicule sur place, Quint-Fonsegrives
Coffrage du chaînage sur un autre chantier, notre véhicule sur place

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